La mode se démode, le style jamais
(Coco Chanel)

mercredi 30 mars 2011

La culture du kimono

Alors que le Japon est toujours sens dessus dessous, penchons-nous sur une des richesses (à mes yeux) du Pays du soleil levant : le kimono (la tenue traditionnelle, bien sûr, rien à voir avec le vêtement utilisé pour les arts martiaux). Coloré, uni, à manches longues voire très longues, le kimono a traversé les siècles et reste toujours une pièce-phare de la culture asiatique.

Le kimono est le vêtement traditionnel du Japon, dont le style a beaucoup évolué pendant les différentes période de l'histoire japonaise (ainsi, celui porté pendant la période Jomon n'était pas le même que celles Yamato, Asuka, Nara, Muromachi ou Edo), sous l'influence du climat, des habitudes de la cour impériale, du développement du tissage et de la teinture et de la disponibilité des matières.

Le kimono dans sa forme plus stylisée, plus actuelle, et qui est utilisé par la famille impériale, a vu le jour pendant la seconde partie de la période Heian (734-1185) et était porté par la nouvelle bourgeoisie. Pendant ce temps, les samouraïs adoptaient le Kaniginu, dans lequel ils pouvaient plus facilement bouger.

Aujourd'hui, le kimono n'est même plus un vêtement professionnel (remplacé par des tenues occidentales) et ne se porte plus que pour les évènements particuliers, tels que les mariages, enterrements, nouvel an japonais ou seijin shiki (la cérémonie de la majorité civile). Cela est également dû au fait qu'il est très cher (jusqu'à plusieurs milliers d'euros) et relativement difficile à porter.
Même s'il n'est plus beaucoup porté, le kimono est resté ancré dans la culture japonaise, principalement dans sa forme la plus simple. Ainsi, le fait de savoir endosser le vêtement traditionnel est un art à part entière qui fait partie de la bonne éducation d'une femme. Il existe même des écoles décernant des diplômes !

Le kimono descend du koskodo, qui était utilisé comme sous-vêtement. Cette robe traditionnelle en forme de T est formée de rectangles de tissus pliés et cousus, jamais recoupés. Suivant les circonstances, elle descend jusqu'aux pieds ou aux chevilles et ses manches sont plus ou moins longues. Elle se ferme avec le côté gauche sur le côté droit, par opposition à la fermeture du vêtement des morts (droite sur gauche). L'ensemble de la tenue est maintenue par une large ceinture, appelée obi.

Dans la tradition, il est important de faire concorder la coupe, la couleur, la matière et les décorations avec l'âge, le sexe, le statut marital, la saison et l'occasion.
Le kimono pour homme est habituellement assez conservateur et de couleur sombre et/ou unie (bleue indigo, noir, vert foncé, marron, gris et parfois blanc), ce qui sont les grandes différences avec les vêtements féminins. Les seuls motifs possibles seront subtils et uniquement sur les kimonos informels (qui pourront, eux, être de couleur vive).

La différence se fait aussi sur les manches : pour l'homme, elles seront fermées et presque entièrement reliées au reste du kimono, alors qu'elles sont ouvertes et détachées pour la femme. Le kimono est accompagné de cinq accessoires au maximum, sans compter les chaussettes et les sandales.

Le kimono le plus formel est en soie noir, avec cinq kamon (le blason de la famille) brodés. Le vêtement sera de moins en moins formel avec la diminution du nombre de kamon.
Le kimono féminin est beaucoup plus sophistiqué et varié dans le style et le design et nécessite pas moins d'une dizaine d'accessoires pour l'habiller. La matière, la couleur, la longueur des manches et les détails sur le obi varient selon l'âge, la saison et le statut marital et social. Le choix d'un kimono est donc très important car très symbolique.

Le kurotomesode est le kimono le plus formel pour les femmes mariées. Porté par les mères des mariés aux mariages, ce kimono noir n'aura de motifs qu'en dessous de la taille, en plus des kamon brodés sur les manches et le dos.

Le furisode est le kimono le plus formel pour les femmes non-mariées. Littéralement, cela se traduit par "manches flottantes", et on le comprend en voyant les manches longues de 100 à 110 centimètres ! Il est généralement porté au seijin shiki et aux mariages, par les jeunes filles de la famille des mariés.

Le yukata, au contraire des deux précédents, est le plus informel. Porté aussi bien par les femmes, les hommes et les enfants, il est généralement en coton, mais peut aussi être en lin ou en chanvre. Sans doublure, il est surtout porté en été ou aux bains chauds.
source : ici, ici et ici
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