La mode se démode, le style jamais
(Coco Chanel)

mercredi 26 janvier 2011

Y at-t-il un look parisien/citadin et un look provincial ?

Je suis amenée, par ma formation et mon travail, à faire la navette entre Paris et une petite ville de province de 25000 habitants, Bourgoin-Jallieu. Et plus j'alterne, plus je me rends compte qu'il y a un réel clivage entre ces deux villes.


Ce qui m'étonne le plus, c'est que ce n'est pas la première ville de province où je vis. Mais pourtant, je n'ai jamais vu autant de mauvais goût dans les rues. Je me suis promenée à Mulhouse, à Strasbourg, à Belfort même, et j'ai toujours vu des gens "normaux". J'entends par là, des personnes qui s'habillent de façon classique, sans faute réelle de goût mais sans pour autant être à la pointe de la mode, comme beaucoup de Parisienne.

Mais là, dans ces petites rues pavées et ses plus grandes artères, je suis systématiquement impressionnée par le nombre de filles et de femmes mal habillées. Nous avons d'une part, celles qui sont moulées dans des tenues vulgaires, saucissonnées dans une illusion de "mode" affichée dans les magazines peoples (non, pour moi Paris Hilton n'est pas mode, elle est vulgaire). Et d'autre part, nous avons celles qui sont perdues dans des vêtements masculins et des joggings. J'ai horreur des joggings ! Pourtant, nous ne sommes pas au milieu du Limousin (et je parle en connaissance de cause), mais à seulement 30 km de Lyon. Certes, ce n'est pas une généralisation, et je rencontre des personnes qui sont tout de même bien habillées. Mais tout de même.

Quelle est alors le lien avec ces petites boutiques cheap qui fleurissent dans la ville ? Les filles sont habillée vulgairement parce qu'elles n'ont que ces boutiques ou les boutiques s'installent parce qu'il y a une demande de la part des filles ?

Et quand je vais à Paris, c'est l'inverse. Je suis impressionnée par ces filles hyper-fashion, maquillées à la perfection et perchées sur leurs stiletto à toute heure du jour ou de la nuit. J'en viens à me sentir gauche, dans mes converses (oui, je suis une adepte des converses, en alternance avec mes talons). Et pourtant, je me sens bien plus à l'aise dans la faune fashionnisée parisienne qu'au milieu des demoiselles en jogging.

Et vous, avez-vous déjà remarqué ce genre de phénomène ? Comment le ressentez-vous ? Ou, au contraire, vous ne vous sentez pas concerné(e)s par ces variations de look ?



Édition le 27/01 : Mais peut-être cela me saute-t-il aux yeux parce que je n'aime pas la ville de Bourgoin, alors que j'adore Paris...
Rendez-vous sur Hellocoton !

18 commentaires:

  1. En ce qui concerne Aix, c'est un peu comme un mini Paris. On y repere facilement la bourgeoisie dans les grandes rues, qui sont d'ailleurs envahies de boutiques prestigieuses.. (quelle torture de passer devant le comptoir des cotonniers ou Sonia Rykiel pour aller chez Pimkie...)
    Je me sens gauche aussi, avec mes jeans, les kickers et mon manteau en laine un peu roots, j'ai de plus en plus envie d'ameliorer tout ça, et de changer ce look de lyceenne pour quelque chose de plus feminin.... Y'a du boulot !

    RépondreSupprimer
  2. Mais non, Loute, il n'y a pas "du boulot", tu as du potentiel ;-)

    Mais je vois ce que tu veux dire, et je suis dans cette phase de changement aussi. Je fais du tri dans mes armoires, pour virer les tenues "lycéennes", pour faire rentrer des vêtements plus féminins, plus adaptés à mon boulot et à l'image que je souhaite renvoyer. Mais tu as encore du temps, miss =)

    RépondreSupprimer
  3. Ca dépend des villes de province en fait... Je vis à Paris et de temps en temps je vais à Bordeaux, et je trouve que les filles sont habillées comme à Paris.

    RépondreSupprimer
  4. Sans aller dans de tels extrêmes, j'ai moi même expérimentée ces différences de look et de mentalité face aux looks entre deux "grandes" villes relativement proches : Tours et Orléans (mon lieu d'étude et mon lieu de vie). Si à Tours je peux porter mes talons hauts et mes tenues "sophistiquées" (pas tenue de soirée non plus hein) sans croiser le moindre regard interloqué, à Orléans c'est une tout autre histoire. J'entends des réflexions du genre "matez moi la bourgeoise" pour les plus polies.
    A Orléans le look général est plus vulgaire (beaucoup de petite pouffe habillée à la Paris Hilton ou toute "star" de la télé réalité...) alors qu'à Tours, beaucoup plus de "modeuses" sans aller à l'exagération parisienne non plus. Je pense que chaque ville à son univers, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'on ne trouve pas les mêmes vêtements dans la même boutique mais dans telle ou telle ville !

    RépondreSupprimer
  5. J'ai peut-être un peu forcé le trait, mais Micro, tu exprimes assez bien ce que je ressens. Je ne me sens pas aussi à l'aise avec mes talons ou mes tenues "travaillées" à Bourgoin-Jallieu qu'à Paris.

    J'en ai d'ailleurs, récemment, fait l'expérience avec une petite coiffure avec un headband et la réception a été très différente entre mes collègues "provinciales" et mes collègues "citadines" (sans forcément une connotation négative de l'un ou l'autre adjectif).

    RépondreSupprimer
  6. Peut-être que mon regard est faussé car je vis à Pais depuis toujours, mais je n'ai pas l'impression de croiser des meutes de fashionistas quand je sors de chez moi. Il y en a oui forcément mais bon ... J'vais essayer d'y faire plus attention :)

    RépondreSupprimer
  7. Je vis à Paris, donc je ne suis peut être pas objective mais à part à Lyon, je trouve les gens très mal habillé en règle générale en Province! Le pire: le sud est!
    Pour ce qui es de Paris, tout dépend des quartiers: à barbès, tu vas croiser peu de filles en stilleto :)

    RépondreSupprimer
  8. J'adore..
    On dirais qu'il n'y a que Paris qui compte..

    RépondreSupprimer
  9. j'adore ton bloge, et les commentaires sont très interessant.
    bonne continuation missss

    RépondreSupprimer
  10. Ouch ça fait mal. Paris Vs Province c'est un peu gros, même pour une journaliste ;)

    Sérieusement en forçant un peu moins le trait ton article passerait probablement mieux. Sinon dans le fond moi-même parisienne je ne pense pas que l'on puisse englober un ''tout Paris'' car dès qu'on sort des grands boulevards la diversité est présente!
    Quant à la Province elle ne peut pas non plus être englobée, mais de par mon expérience mes talons me semblent également déplacés quand je vais dans un petit village de Normandie. La vie y est différente, pas de métros, moins de monde qui court d'école en entreprise, pas les mêmes obligations et peut-être pas les mêmes moyens financiers non plus donc pas forcément le même uniforme.

    De là à faire une échelle de style et de valeur entre ''une parisienne'' et ''une provinciale'' clichées, je ne partage pas cet avis.

    RépondreSupprimer
  11. @ Lily-Rose, je t'accorde que j'ai un peu généralisé et que cela dépend des quartiers. Forcément, je suis surtout dans le 2e (l'école est rue du Louvre) et donc je croise bien plus de stilettos que de paires de baskets ;-)

    @ Svetlana, je n'ai pas dit qu'il y avait que Paris qui comptait =)

    @ Hecatessence, non il ne s'agit pas d'un "Paris vs province", puisque j'estime que des villes telles que Lyon ont du potentiel "modesque" et que je parle "citadins vs provinciaux"... Je suis consciente qu'on ne peut généraliser ni Paris, ni les villes, ni la Province, mais c'est une constatation objective : le rapport à la mode est différent. Comme tu le soulignes, cela peut venir de la vie qui est différente, mais c'est un fait, je pense.
    Et je n'estime pas faire une échelle de style et de valeur à partir de clichés, mais juste partager une observation que j'ai faite.
    Par contre, je ne sais pas comment je dois prendre "même pour une journaliste ;)"... Entends-tu par là qu'il est "normal" pour une journaliste d'écrire sur des clichés sans aller plus loin ? ;-)

    Merci pour vos commentaires, je suis contente que mon blog vous plaise =)

    RépondreSupprimer
  12. Je partage l'avis d'Hecatessence pour avoir vécu aux quatre coins de la France :) Et y avoir encore de la famille ou des ami(e)s.

    On peut dire que dans le milieu urbain, les styles sont plus facilement assumés et assumables. Tout est une question de contexte... et de tolérance.

    Les Louboutins dans un champ de boue berjalien, pourquoi pas Justine, j'attends ton post !

    Kiss de Paris

    RépondreSupprimer
  13. Oui, il y a un réel clivage, j'en suis persuadée. Quant à faire une séparation entre Paris et la Province, je n'irais pas jusque là. Mais entre les grandes villes et le reste de la France, oui, bien évidemment. C'est sans doute manquer de délicatesse mais oui, pour moi qui ai successivement habité à Paris, dans une ville de Province paumée et une ville importante, j'ai tout de suite vu la différence.

    Quant à Paris ça dépend beaucoup des quartiers, je dirais. J'peux te dire que dans le 93, je ne sortirais pas autrement qu'en jean et Converses. Mais oui, dans certaines quartiers la mode y est très inspirante, et d'ailleurs la Parisienne type est encore assez ancrée dans l'esprit des étrangers, j'ai remarqué le fossé quand par exemple je suis allée en Pologne ... Quant à Nantes, je m'y reconnais beaucoup plus, j'y trouve les gens généralement bien habillés, beaucoup de sobriété mais toujours du goût. J'ai totalement adhéré. D'une manière générale, je pense que chaque ville a son univers ...

    RépondreSupprimer
  14. Je ne sais pas trop quoi penser. D'un côté, en tant que Provinciale (Toulousaine), je suis un peu choquée de ce distingo Paris/Province, en défaveur de la Province. C'est embêtant quand on n'est pas de Paris de régulièrement entendre ça dans les médias, quel que soit le sujet. Ca, j'avoue, c'est un commentaire à chaud, je vois que ton article a quand même du recul et je ne doutais pas de ça te concernant^^

    Je vois dans les commentaires un "je trouve les gens très mal habillé en règle générale en Province" et ça, par contre, je m'en excuse mais je le prends un peu mal car forcément, je me sens concernée.
    D'un autre côté, c'est vrai qu'à Paris, vous n'avez pas les mêmes boutiques, les mêmes intérêts peut-être ? Je me pose la question...
    Le tout est peut-être en partie une question de mode de vie... et de moyens !
    A Toulouse, il y a bien quelques boutiques chics mais à 2300€ la jolie robe, qui a les moyens de se l'offrir sans que ça ne coûte pas deux mois de salaire ? A priori, dans la capitale, les salaires moyens sont plus élevés, il y a peut-être plus de tentations...

    Dans ma ville, il y a aussi beaucoup de personnes bien habillées, à mon sens bien sûr, je ne suis pas une spécialiste. On croise pas mal de filles très chics (j'en connais une, d'ailleurs, qui a une classe folle)
    Mais ce n'est pas la même culture que Paris ou que Lyon, pas du tout même... ni dans les habitudes, les façons de penser.
    Du coup, c'est vrai qu'il n'y a pas UNE province, ni même UN tout Paris comme cela a été noté dans tes commentaires.

    RépondreSupprimer
  15. @ Norya et Julie : Je pense que mes propos ont été un peu mal compris, globalement. Je ne fais pas un procès de la Province face à Paris, mais une comparaison entre les "provinciaux" et les "citadins". Et, pour moi, Paris, comme Strasbourg, Lille, Lyon, Marseille et même Toulouse entrent plus dans la catégorie "citadins" que "provinciaux". Ce sont des villes, où les gens ont les moyens de s'acheter des vêtements de qualité, où l'apparence à plus d'importance et où on perçoit donc un sens de la mode.
    En opposition, je place la petite ville de 25000 habitants où je réside et où les boutiques sont pas terribles, où il y a parfois plus de champs que de goudron (pas ici en particulier, mais pour généraliser un peu ce que j'entends par "provinciaux") et où il n'est donc pas possible de se promener en talons aiguilles toute la journée, comme cela peut se faire en ville. :)

    @ Julie (bis) : ma belle, jamais de Louboutin dans les champs berjalliens ! Je les garderai pour me la péter à l'école, à Paris ;-)

    @ Mayu : Je pense en effet que chaque ville a son style... Et les converses, c'est chouette, ça permet de reposer les pieds, après la courbure des talons ^^

    RépondreSupprimer
  16. Salut Ju' :)
    J'aime beaucoup ton blog, comme prévu j'ai lu et je compte bien réagir à ton article.

    C'est pour moi très facile de comprendre ce que tu as voulu dire dans ton Paris VS Province. Contrairement aux autres ça ne m'a pas choquée, parce que oui, j'observe une gde différence.
    Habitant moi-même à côté de Marseille et allant au lycée là-bas je vois bien la façon de s'habiller des différentes personnes.

    Eh bien, pour moi qui vit presque dans la seconde ville de France, j'ai l'impression de vivre dans une banlieue hard à longueur de temps.

    Dans les rues, je retrouve plus d'ensembles "jogging" genre Adidas ou Hummel de toutes les couleurs possibles et imaginables accompagnées de baskets (que personnellement je trouve horribles, les TN de Nike). Porter un sac Longchamps ou Chabrand est devenu vulgaire car utilisé par la 'racaille' (je ne fais que reprendre l'expression générale), alors qu'à la base ces marques sont "incontournables".
    Se refuser un pliable Longchamps, oui c'est dur, mais quand on en croise plus d'une vingtaine en moins d'une heure sur la rue commerciale de Marseille, ça ote toute envie d'en avoir un.

    Je trouve que les filles de la ville n'ont aucune classe, serrées dans leurs joggings trop petits ou dans des leggings moulants accompagnés de robes en lycra.. Les jeans sont souvent associés à des t-shirts Guess ou CK trop courts et des escarpins aux talons de 12cm léopards. Comme tu peux le dire, je trouve ça vulgaire et pas franchement "embellisant" (faute de trouver un autre mot).

    Heureusement dans mon lycée qui est qualifié de 'bourge', il y a des gens qui savent s'habiller.
    Il devient possible alors de mettre des talons sans qu'on se retourne sur toi pour te siffler ou te toiser des pieds à la tête d'un regard dédaigneux (jaloux peut-être?).
    Seulement je trouve dommage que le lycée soit le seul endroit où talons et jupes peuvent être mis dans de bonnes conditions.

    Il faut dire aussi que des trois principales rues commerçantes de la ville :
    - la première présente des vêtements de très mauvaise qualité et de très bas prix (ça va ensemble j'imagine), où s'habille les 3/4 de la population qui s'avère assez pauvre (malgré les joggings de marques qui remplissent leurs armoires).
    - la seconde a ainsi des magasins beaucoup plus accessibles (H&M, Pimkie, Naf Naf, Zara, ..)
    - la troisième n'est fréquentée que par les personnes qui ont largement les moyens étant donné que les principaux magasins sont Armani &cie, donc inabordables.

    Il y a un fossé entre ces trois espaces qui même s'ils présentent beaucoup d'options niveau vêtements, ne suffisent pas. Tout le monde se retrouve affublé des mêmes affaires et trouver 'le truc qui change' devient parfois très difficile quand on a pas forcément les moyens.

    Alors oui, je pense qu'il y a une gde différence entre la ville et la province (du moins comparé à ma ville).
    C'est d'ailleurs très frustrant pour une personne comme moi qui aime bien avoir le détail qui tue et des choses originales, de devenir une bête de foire.
    D'accord j'en serai une, les chaussures pour moi c'est toute une vie, et regards mauvais ou non, je mettrai mes talons autant que possible xD.

    Merci de m'avoir lu, c'était long désolé :p Je ne suis même pas sure que mes phrases aient une queue et une tête, j'ai la flemme de relire ^^.

    Mais bonne continuation, c'est un plaisir de te lire !

    RépondreSupprimer
  17. Moi le seul truc qui me choque sur ce blog, c'est l'intitulé "Who I am ?" au dessus de la photo de l'auteur. Pour une journaliste, c'est étrange de ne pas avoir un minimum de bases en anglais et de faire une faute pareille. Si c'est une question, ça sera "Who am I ?". Pronom interrogatif puis verbe puis sujet.
    De rien.

    RépondreSupprimer
  18. Cher(e) Anonyme,
    d'une part, un tel commentaire n'a pas spécialement sa place là où il a été posté, puisque sans rapport avec l'article. Un mail aurait été plus judicieux.
    D'autre part, on me trouvera peut-être susceptible, mais je trouve ta remarque gratuitement agressive. Ce n'est pas difficile de mettre les formes pour dire les choses. J'ai des bases en anglais, il s'agit d'une faute d'inattention due à de nombreuses retouches de la mise en plage, puisque je m'étais finalement décidée pour la forme affirmative.
    Merci, tout de même, de me l'avoir fait remarquer.

    RépondreSupprimer